Copé, Coopol, les réseaux zozos ?

A peine nommé à la tête de l’UMP, Jean-François Copé prend la décision de supprimer « les créateurs du possible » le site « réseau social » du parti. Lancé à grands renforts de discours dithyrambiques en janvier 2010 ce « réservoir à idées de droite » n’aura pas attiré les foules conservatrices. 15000  inscrits au bout d’un an sur un parti supposés fort de 236 341 adhérents (6.35%) c’est effectivement un bide !

Mais qu’en est-il de « La Coopol » le réseau social du PS ?

Lancé, lui aussi, en janvier 2010 après avoir été annoncé à La Rochelle par Martine Aubry, le site créé par l’équipe de Benoît Thieulin (créateur des sites « Désirs d’Avenirs » en 2007 et « L’espoir à Gauche » en 2008) se veut réseau social mais aussi outil de mobilisation, think tank et forum. Sur le plan du concept l’outil est assez complet et, sous réserve de quelques améliorations d’ergonomie,  de rapidité de réaction, d’esthétique, pourrait devenir un modèle du genre. Pour autant, un an après, peut-on parler de succès ?

Si le nombre d’inscrits est supérieur à l’UMP (théoriquement 20 000), une analyse détaillée des comportements réels des visiteurs n’incite pas au triomphalisme. Seulement 2% des inscrits se connectent journellement et près de 40% au moins une fois par semaine. 25% viendraient une fois par mois et, pour le reste au moins 30% des inscrits ne sont venus qu’une fois (le jour de leur inscription). (*)La Direction du PS ne s’est guère impliquée : moins de 10 députés inscrits, dont la plupart ne se sont connectés qu’une fois ou deux en 1 an, et un nombre identique de secrétaires Nationaux qui ne lancent ni ne participent à aucun débat.

Au niveau du terrain la réponse est guère plus encourageante. La très grande majorité des fédérations n’utilise absolument pas la coopol, y compris pour simplement diffuser des news locales. Au niveau des sections c’est encore plus catastrophique. La plupart n’y figure qu’avec 1 inscrit !(2)

C’est donc un « noyau dur » de quelques centaines de militants, dont on peut penser qu’ils constituent une frange très impliquée, qui compensent modestement la léthargie de l’ensemble.

Pour des raisons d’économies, le PS pourrait donc être amené à arrêter l’expérience et à se concentrer sur son site principal et ça serait bien dommage !

En effet, as usual, on a pensé contenant avant contenus et c’est ce qui fait le manque d’attractivité de l’outil. Il suffirait que les élus du PS lancent des débats, répondent aux commentaires, informent au delà des « éléments de langage destinés à la presse, pour que le réseau vive et prospère. Car il n’existe pas d’outils qui permettent aussi facilement d’échanger à un niveau national hors hiérarchie et de manière trans-courants. Est-ce cela qui paralyse la volonté de la Direction ?

(1) étude statistique sur un échantillon de 800 inscrits.

(2) analyse détaillée sur 10 fédérations prises au hasard.

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Une réponse à “Copé, Coopol, les réseaux zozos ?

  1. Bonjour,
    La Coopol est pourtant un outil intéressant, qui permet la diffusion rapide d’informations qui peuvent être repris sur les blogs des militants PS. J’ai la gestion de la Coopol pour la fédération de l’Aisne et de ma section. Nous avons mis en place un groupe (national) qui chaque jour épluche le net pour rediffuser les infos par l’intermédiaire de post. La coopol avec Facebook nous ont permis de mobiliser les militants pour les manifs contre la réforme des retraites. Tu as raisons quand tu écris que les élus devraient s’impliquer beaucoup plus dans ce système. Toutes mes amitiés

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